Sylvie Martin Rodriguez - Vegan Textile Art
Sylvie Martin Rodriguez - Vegan Textile Art

Je m'appelle Sylvie Martin Rodriguez, j'ai 50 ans, je vis dans les montagnes du Haut Jura.

 

J’ai commencé à créer de mes mains à 48 ans, après une expérience chamanique intense. Une porte qui s’était fermée dès l’enfance, suite à une moquerie de la prof de dessin de l’époque, s’est rouverte. 

 

Je suis autodidacte. 

J'ai appris sur le net, grâce aux milliers de vidéos, tutos qui sont proposés gratuitement (merci à tous ceux et celles qui postent ces vidéos. C’est une mine d’or et c’est tellement gentil !).

 

Voici rapidement mon histoire.

 

Je quitte l'école à 16 ans sans aucun regret. 

Au fil des années (et pas dans l'ordre)  j'ai été :

- femme de ménage,

- danseuse,

- pizzaiolette (ou pizzaiola ou pizzaiolina ?)

- secrétaire,

- assistante vétérinaire,

- maçon/carreleur

- maman de bébés chimpanzés orphelins pour l'Institut Jane Goodall au Congo, 

- maman de Gibbons pour le Gibbon Rehabilitation Project en Thaïlande 

 

Avec mon mari, nous déménageons de Montpellier pour aller vivre dans le Jura. Magnifique et adoré Jura !

Nous créons une entreprise de fabrication de tentes et de décors (tentes et chariots western, yourtes, tipis, etc...) que nous appelons Les Chemins de Traverse.

 

Nos enfants viennent agrandir la famille.  Je sais déjà qu'ils n'iront jamais à l'école.

Débute alors une merveilleuse aventure avec des enfants adorables mais l'Education Nationale décide de nous mettre des bâtons dans les roues.

Pour faire vite :

- nous faisons l'école à la maison,

- j'écris un livre sur le sujet : Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison,

- nous refusons d'obéir aux exigences des inspecteurs de l'éducation nationale,

- après avoir posté des vidéos humoristiques et rameuté tous les médias possibles (télés, radios, journaux nationaux et locaux), nous gagnons les deux procès dont un en correctionnelle. 

- Aujourd'hui, nos enfants ont 16 et 19 ans et oui, ils savent lire :-)

 

Pendant ces années de lutte pour faire respecter nos droits, je n'avais que textes de loi, avocats, procédures, journalistes, articles en tête...  Quand cette épreuve s'est terminée, je ne savais plus qui j'étais. J'étais très douée pour argumenter, batailler, faire respecter (les gendarmes m'ont demandé si j'étais avocate de formation), mais  je voulais simplement la paix. 

 

Grosse crise existentielle, grosse dépression, souffrance intense.  Dans la paix, je ne savais plus quoi faire de moi-même. 

 

C’est à ce moment-là qu’est apparu l’Ayahuasca, apaisant cette souffrance tout en me révélant la magie des couleurs qui sommeillaient en moi et qui languissaient de s'échapper de ce carcan tissé de fausses croyances.

 

Le textile s’est imposé.

Je ne savais pas faire grand-chose de mes mains, ou, du moins, je le croyais à l'époque. Une croyance n'est pas un fait, je le sais aujourd'hui :-) 

 

En premier lieu, j’avais envie de tricoter et vendre des écharpes. J’aimais tricoter ! Tricoter me remplit d’endorphines ! 

Une amie m’a alors orientée vers le tissage contemporain et...  coup de foudre ! J’ai donc appris à teindre, carder, filer, tisser….  j’ai pratiqué, pratiqué, je me suis énervée, découragée, encouragée, découragée, encouragée, j'ai pratiqué... de fil en aiguille,  j’ai fini par oser créer ce que j’avais en tête.

 

MAIS !!! Faut-il préciser que je suis végane ? Il n’était donc pas question que j’utilise du cuir, de la laine, de la soie. Je voulais absolument de la très grosse fibre ! J'ai eu pas mal de moments de désespoir, la fibre provenant de très loin, avec des frais de port et de douanes faramineux. Je cherchais partout, me renseignais partout jusqu'à ce que la magie de la demande pour des fibres véganes fasse son effet. L'offre tant attendue a vu le jour et j’ai trouvé de nouvelles adresses ! 

 

Les écharpes ont donc été remplacées par des tissages, sculptures et tableaux textiles. Pour autant, je n'ai pas abandonné l'idée de faire des écharpes... j'y reviendrai bientôt..

 

J’ai des idées en permanence. Elles débordent littéralement. Ce flot créatif bloqué depuis l’enfance s’écoule non stop, s'efforçant - qui sait ? - de rattraper le temps perdu. Je ressens un extraordinaire sentiment de liberté quand je termine une création. 

 

Mes croyances, préjugés et doutes sur la créativité ont disparu.

 

Les créations présentées ici viennent de ce qu’il y a de plus optimiste en moi. Quand je file, quand je tisse, quand je peins, c’est l’étincelle retrouvée qui m'anime. Pour un temps, la souffrance et l’angoisse, sont mises de côté pour laisser  jaillir les couleurs, l’espoir et la Foi.

 

Toutes mes créations sont Vegan Friendly, sans cuir, sans laine, sans soie.

 

Sylvie